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Un blog pour parler de mes passions. La corée, les jeux video et de role et pleins d'autres choses.

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Un système Phonographique

Le premier principe du hangul est celui d'un système phonographique, avec une correspondance entre graphèmes et phonèmes. La réalité est un peu plus complexe, du fait des évolutions de la langue, de sa diversité dialectale et de l'évolution des graphies depuis le XVe siècle. Le système originel comptait 28 signes de base, dont 24 seulement sont actuellement en usage  : dix pour les voyelles et quatorze pour les consonnes. A partir de ces signes simples sont créés des signes complexes par combinaison de signes simples – correspondant à 8 phonèmes vocaliques et 19 phonèmes consonantiques (Lee 1994). Le détail des correspondances et des allophones n'est pas abordé ici.

N.B. Les transcriptions en caractères latins correspondent au standard adopté en Corée du Sud en 2000. Les variantes ne sont pas mentionnées.

Voyelles
Le hangul compte dix signes de voyelles simples correspondant à i, a, eo, eu u, o et à quatre de ces voyelles (a, eo, u et o) précédées de la semi-voyelle [j] – dans le cadre rouge ci-dessous. Les signes des autres voyelles s'obtiennent par combinaison des signes de voyelles simples. Ainsi, le signe pour wa est la combinaison des signes de o et de a, celui de weo la combinaison de u et eo, etc. On obtient ainsi 21 voyelles.

Consonnes


Le graphisme des consonnes est également construit de façon systématique.

A chaque point d'articulation correspond un graphisme différent : (de bas en haut) consonnes bilabiales (m, b, p), consonnes dentales (s), consonnes alvéolaires (n, d, t, l/r), consonnes palatales (j, ch), consonnes vélaires (g, k), consonnes glottales (ng, h).

Chaque série se caractérise par une forme de base à partir de laquelle sont formées les autres par adjonction de traits.

De même, les consonnes glottalisées (en dehors du cadre rouge des consonnes de base dans le tableau ci-contre) sont représentées par le redoublement du signe de de la consonne non nasale.


Des signes au graphisme motivé

Le graphisme des signes simples n'est pas arbitraire et, dans ses explications et commentaires, Chong Inji en indique les motivations.
Pour les consonnes de base (les plus à gauche de chaque rangée dans le tableau ci-dessus), le graphisme est conçu comme une représentation stylisée de la position des organes articulatoires lors de la production de ces sons.




1. le graphisme de "k" (consonne vélaire) représente "la position de la racine de la langue lorsqu'elle obstrue la gorge" ;
2. le graphisme de "n" (consonne alvéolaire) représente "la position de la langue en contact avec la machoire supérieure" ;
3. le graphisme de "s" (consonne dentale) représente "la forme des dents" ;
4. le graphisme de "m" (consonne labiale) représente "la forme de la bouche" – un carré ;
5. le graphisme de "ng" (consonnes d'arrière) représente "la forme de la gorge" – un rond.

Chacune des parties des organes phonatoires ainsi distinguées sont mises en corrélation avec les Cinq Eléments de l'univers, respectivement le bois, le feu, le métal, la terre et l'eau.

Le graphisme des voyelles, plus abstrait, procède de trois signes de base : le rond (le petit trait des graphies vocaliques était représenté originellement par un point), qui symbolise le ciel, le trait horizontal, qui symbolise la terre, et le trait vertical, qui symbolise l'homme debout.

Source => ICI
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